Médicaments sans ordonnance

L’Autorité de la concurrence annonce la libéralisation des médicaments sans ordonnance

L’Autorité de la concurrence a publié, jeudi dernier un avis  portant sur la libéralisation des médicaments sans ordonnance dans les grandes surfaces. Devant les écarts de prix des médicaments dans les officines allant de 1 à 4, l’Autorité préconise que ce marché soit plus ouvert tout en respectant tout de même des limites et un encadrement. De quoi espérer une baisse des prix de 11,4% à 16,3%.

Une mesure sous conditions

Selon le président de l’Autorité de la concurrence, cette mesure résulte de l’expansion de l’automédication mais aussi de l’essor des ventes sur Internet de divers types de médicaments. Ainsi, pour les patients, acheter des médicaments dans les grandes surfaces serait synonyme d’économie mais aussi de transparence au niveau des prix. En effet, les laboratoires accordent en moyenne 34% de marges sur les produits non remboursables alors que pour les médicaments pouvant bénéficier d’un remboursement, les marges avoisinent les 21%.

Toutefois, pour éviter un éventuel impact négatif sur la politique de santé publique, l’Autorité émet tout de même certaines réserves. Dans cette politique, elle ne soutient que la vente en grandes surfaces ou en parapharmacie des médicaments d’automédication. Pas question également de voir les médicaments dans des rayons inadaptés mais uniquement dans des espaces dédiés sous le contrôle d’un pharmacien.

De grands intérêts pour les patients

Liberalisation médecins sans ordonnanceGrâce à ce nouveau système, les clients pourront profiter d’une meilleure transparence sur les prix des produits, surtout ceux qui ne sont pas présentés sur le comptoir. De plus, force est de constater que les consommateurs n’ont pas souvent le temps de faire une comparaison de prix au niveau de plusieurs pharmacies. 

Selon l’Autorité, l’Italie est un modèle à suivre. En effet, depuis 2006, date à laquelle les supermarchés ont été autorisés à vendre des médicaments sans ordonnance,  une baisse des prix qui s’élève en moyenne à 25% a été constatée. Pour le cas de la France, cette libéralisation pourrait représenter pour les patients une économie annuelle de 270 millions d’euros.

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